ARROL-JOHNSTON / ARROL-ASTER (Grande-Bretagne)
1897-1931
Arrol-Johnston fut lune des sociétés écossaises
réputées. Elle fut fondée lorsque George
Johnston, sir William Arrol et dautres construisirent leur
premier Dogcart, une robuste voiture dun fonctionnement
sûr, avec un moteur flat-twin, monté sous le plancher,
des pistons opposés et une transmission par chaîne.
Ses hautes roues, ses bandages pleins et sa carrosserie de voiture
à cheval, furent des caractéristiques qui subsistèrent
jusque dans les années 1900: en 1905 fut présentée,
à côté du Dogcart, une voiture plus moderne
de 12 CV pourvue dun moteur 3 cyl. monté à
lavant, ce moteur faisant bloc avec la boîte de vitesse,
mais le Dogcart survécut à cette voiture.
Lengagement de J.S. Napier comme ingénieur en chef
apporta à la firme un regain de vie et provoqua la formation
dune nouvelle société qui eut pour directeur
sir William Beardmore.
Napier gagna en 1905 la première course du
Tourist Trophy avec une voiture de 18 CV quil avait conçue.
En 1908 seules des voitures classiques étaient fabriquées
en 3 modèles 4 cyl. T. C. Pullinger devint administrateur
général en 1909 et dès lors furent produits
les modèles de 15,9 CV et 2,5 l qui furent ceux qui eurent
le plus de succès avant la guerre. Eux aussi furent très
classiques sauf que le radiateur était monté sur
le tablier et quils furent pourvus de freins sur les roues
avant Allen-Liversidge. Ceux-ci étant déficients,
ils furent abandonnés dès 1912. Cette même
année la gamme comprenait aussi une 4 cyl., plus petite
et une grande 6 cyl. Des essais furent tentés en même
temps pour produire une voiture électrique, lArrol-Johnston-Edison.
Après la guerre, Arrol-Johnston projeta de
frapper un grand coup en sortant une voiture davant-garde,
le modèle Victory conçu par G.W.A. Brown. Son moteur
de 2,6 l à un seul arbre à cames en-tête donnait
40 ch. Mais cette voiture vu son prix élevé nétait
pas assez puissante. Participant au Royal Tour of the West of
England, elle seffondra, ce qui fut pour elle, à
ses débuts, une mauvaise publicité. Précipitamment,
Arrol-Johnston ressuscita la vieille 15,9 CV. Elle était
peu coûteuse, pour abaisser son prix on avait eu recours,
comme les Américains, à des expédients tels
quun radiateur peint en noir et un allumage à avance
fixe qui savérèrent impopulaires en Angleterre.
Quoi quil en soit, elle sauva la société pour
un moment et lui permit en 1922 de sortir une version plus moderne,
la 20 CV, alors que la 15,9 CV subsistait. La 20 CV était
pourvue dun bloc-moteur avec culasse détachable.
En 1926 elle fut dotée de soupapes en-tête et de
freins sur les roues avant.
En 1927 Arrol-Johnston sassocia à Aster
et des complications surgirent. La production de la 15,9 CV fut
poursuivie ainsi que celle de deux modèles Aster courants,
pourvus dun moteur Burt-McCollum, en même temps était
aussi offerte lAster de 21/60 CV à soupapes en-tête,
comme à ses débuts, appelée désormais
Arrol-Aster. La gamme comprenait aussi une toute nouvelle Arrol-Aster
6 cyl. de 2,5 l et de 17/50 CV.
En 1929 la 21/60 CV Arrol-Aster et la 15,9 CV Arrol-Johnston
furent abandonnées et une 8 en ligne Arrol-Aster les remplaça.
Elle était équipée dun moteur de 3,3
l, le moteur de la 17/50 CV mais avec 2 cyl. supplémentaires
et un compresseur, en option. Cétait une voiture
sport rapide mais, à la différence des voitures
françaises, elle ne pouvait atteindre une grande vitesse
du fait de sa faible vitesse de rotation.
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